Table de plongée

Les tables de décompression, également appelées tables de plongée, permettent aux plongeurs d’effectuer des plongées en sécurité au regard de l’élimination des gaz de l’organisme.

Sans rentrer dans le détail qui fait l’objet de la formation du plongeur, la notion de décompression est très importante en plongée.

Décompression

De manière générale, lors d’une plongée, il se produit des échanges gazeux entre l’air respiré et les différents tissus de l’organisme. On parle principalement de l’azote car il représente environ 80% de l’air mais c’est l’ensemble des gaz qu’il faut considérer.

Le cours sur la décompression et les risques associés lors des cours permet de comprendre les échanges qui se produisent entre les tissus et les gaz. La pression de la profondeur fera passer les gaz comprimés dans les tissus. Donc plus on reste longtemps en profondeur, plus les gaz passeront dans les tissus.

Quand on remonte on subit une décompression qui fait “sortir” les gaz des tissus.

Si on remonte trop vite, les gaz présents dans les tissus sortiront très/trop vite sous forme de gaz sans pouvoir être éliminés naturellement par les poumons. Le gaz subira alors la loi de Mariotte (ou Boyle) qui fait l’objet d’un deuxième cours dans la formation du plongeur.

En résumé, le gaz prendra de plus en plus de volume en remontant et causera des dommages plus ou moins grave tout en cherchant à s’échapper de l’organisme.

La sécurité

Pour éviter ces accidents qu’on appelle de décompression, le plongeur doit laisser le temps à son corps d’éliminer les gaz de ses tissus pour l’évacuer ensuite en respirant.

Il devra effectuer éventuellement des paliers de décompression pour laisser le temps à son corps de décompresser et équilibrer ses tissus avec la pression ambiante à chaque profondeur.

Calculer

Le calcul de ces échanges gazeux est d’autant plus compliqué que chaque tissu se sature pas à la même vitesse.

Les tables de plongée qui ont été définies, sont basées sur l’ensemble de ces données et permettent au plongeur de calculer la saturation et les paliers qu’il devra effectuer en toute sécurité en fonction de son profil de plongée.

Ordinateur

Aujourd’hui les ordinateurs de plongée permettent de calculer ça pour nous. La plupart des ordinateurs catégorisent les tissus (en général en 7 groupes) qui saturent plus ou moins vite. Ils prennent en compte ces différentes vitesses pour calculer les paliers qu’il est nécessaire d’effectuer.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas échanger son ordinateur avec d’autres plongeurs et toujours garder le même pour que l’ensemble des plongées soient prises en compte dans ce calcul (du moins durant des plongées dans la journée).

Les différentes tables de plongée

Mais ce n’est pas parce que les ordinateurs le calculent pour nous qu’il ne faut pas savoir le faire et donc utiliser les tables de plongée.

En terme de tables de plongée, ils en existent plusieurs :

  • En france, ce sont celles de la fédération française FFESSM basées sur les tables MN90 définie par la Marine Nationale en 1990 (révisées en 1998 et légèrement modifiées)
  • En Suisse, les tables Bühlmann (Université de Zürich en 1986)
  • Au Canada, les tables DCIEM
  • Aux États-Unis les tables US Navy
  • En Belgique francophone, au sein de la LIFRAS (Ligue Francophone de Recherches et d’Activités Sous-Marines), les tables utilisées sont les tables LIFRAS 94
  • Au Royaume-Uni, celles du BSAC
  • En plongée loisir à travers le monde, les tables PADI Recreative Dive Planner (RDP) et la Wheel sont assez courantes lors de la réalisation de plongées sans paliers.

Les tables MN90